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Positionnement de la SEPANSO Dordogne sur l’énergie Photovoltaïque

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Conformément à notre Plate-forme fédérale « Energie », la SEPANSO Dordogne approuve dans son principe le développement du recours à l’énergie photovoltaïque, l’une des plus intéressantes des énergies dites « Energies naturelles renouvelables » (ENR).

 

Le recours à l’énergie photovoltaïque nécessite néanmoins quelques remarques, notamment pour la mise en œuvre de l’étape industrielle de cette énergie et ensuite pour son développement sur le terrain. En effet, cette énergie, comme les autres, pose un certain nombre de problèmes environnementaux que la SEPANSO Dordogne est résolue à faire prendre en considération «en amont »c’est-à-dire, avant que les contradictions entre son développement et les impératifs écologiques ne rendent plus difficile leur résolution.

 

Par ailleurs, la SEPANSO Dordogne tient à rappeler que le plus grand gisement énergétique potentiel réside dans les économies d’énergie et qu’au sein même des débats du Grenelle de l’Environnement, le groupe en charge du dossier « Energie-Climat » a inscrit dans ses priorités : une réduction impérative de la consommation énergétique française. Or, bien au contraire, tout est fait pour que le recours aux ENR ne constitue pas un substitut à une part de cette consommation globale, mais un apport complémentaire permettant de poursuivre la fuite en avant consumériste : un simple ajout aux commandes des EPR…

 

D’autre part, la logique qui sous-tend le développement du photovoltaïque par les entreprises concernées répond, en priorité, à la meilleure rentabilisation possible de l’investissement – rentabilisation au sens du profit « classique » de l’entreprise mais, malheureusement, aux dépens de l’environnement. En clair, le mode d’installation est choisi pour être le plus facile à raccorder au réseau existant, malgré les problèmes posés.

 

C’est pourquoi, la SEPANSO Dordogne considèrent que les projets photovoltaïques affectant des espaces naturels ne sont acceptables que s’il n’existe pas de solution alternative pouvant intégrer les capteurs aux toitures des bâtiments industriels, commerciaux ou publics, ou autres projets de type « ombrières » de parking, tel celui proposé par Fonroche à Agen (et récompensé au Salon International des Energies Renouvelables de Montpellier) dans le but de sauvegarder au maximum : friches, zones agricoles et forêts, leur biodiversité et leur intérêt climatique et socio­économique.

 

Enfin, répétons que tout effort visant au développement des ENR doit s’accompagner – ne serait-ce que pour éviter le recours à des centrales à énergies fossiles, en particulier à gaz naturel – d’un effort de réduction des consommations, classé à l’unanimité comme une priorité par le Groupe 1 (Energie-Climat) du Grenelle de l’Environnement.