étang du Rozier à Coursac
Encore un peu de béton, Monsieur le maire!
A COURSAC, en DORDOGNE, un promoteur immobilier, soutenu par le maire de la commune, envisage d'implanter une nouvelle résidence de loisirs aux abords de l'étant dit du ROSIER.
A COPENHAGUE, les chefs d'Etat du monde entier font assaut de discours vertueux sur les maladies de la planète, son climat qui s'altère, ses forêts qui disparaissent, sa biodiversité qui s'étiole, son atmosphère qui se charge de gaz à effets de serre.
A COURSAC, on se propose d'aménager un site naturel au nom du développement, de la croissance, du profit.
A COPENHAGUE, tous affirment qu'il faut changer radicalement le rapport à l'espace, cesser de déboiser, limiter l'emprise sur les sols, maintenir des milieux de vies, combattre le bétonnage généralisé pour laisser respirer la terre.
Tout le monde est conscient du défi écologique et se veut plus écologiste que tous les autres.
Chaque Président, chaque gouvernement quête son brevet de civisme planétaire et entend apparaître champion du climat, pourfendeur de la société de dévastation.
Pendant ce temps, localement, sur le terrain très concrètement, pour certains rien ne change. On continue à urbaniser partout, à asphalter, bétonner, déboiser pour les petits profits très privés.
Bien sûr, les promoteurs et élus locaux expliqueront toujours qu'il ne s'agit que d'un modeste projet, parfaitement intégré dans l'environnement et tellement écologiquement parfait!
Quant à la forêt, à la biodiversité, aux puits de carbone, à la préservation des sites et des espèces, chacun affirme être responsable, résolu, déterminé à agir.
Oui, mais ailleurs, là-bas, sous les tropiques ou près des pôles mais surtout pas ici et maintenant.
La SEPANSO DORDOGNE a l'immense tort d'être pour la cohérence, l'honnêteté intellectuelle qui consiste à ne pas faire exactement le contraire de ce que l’on proclame.
Oui, il faut sauver la forêt amazonienne et celle du bassin du CONGO, réservoirs de biodiversités.
Mais, il faut aussi sauver le PERIGORD, ses forêts, sa Nature, et ne pas en faire, de concessions en concessions, de grignotages en petits lotissements, une nouvelle CÔTE D'AZUR assassinée par les promoteurs.
Une CÔTE D'AZUR sans la MEDITERRANEE, donc voué au rejet par le tourisme de demain, lorsque le seul charme de la région seront le béton et les lotissements!
SEPANSO DORDOGNE